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Un an après son lancement, Recylum, l'éco-organisme agréé responsable des lampes usagées, va dresser un premier bilan de son action. En un an, 5 200 points de collecte ont été installés et ont permis de collecter 12 millions de lampes.

Recylum organise une soirée conférence le 10 décembre prochain à 18h30 au Pavillon Kléber.

Accompagnés des témoins de la filière, Michel Touzeau, président du conseil d'administration et Hervé Grimaud, directeur général de Recylum, annonceront la baisse de l'éco-contribution, le lancement de la communication vers le grand public et vous présenteront le kit de communication destiné aux collectivités locales.
L'objectif est d'apporter des témoignages de tous les acteurs de la filière. Une collectivité locale, un distributeur grand public (Leroy Merlin), un distributeur en matériel électrique et un installateur électricien feront part de leur expérience et répondront à toutes les questions.
Un journaliste sera là pour animer, recadrer le débat et synthétiser celui-ci…
François Fillon a appelé le ministère de l'Intérieur à « la bienveillance » vis-à-vis des conducteurs verbalisés pendant les mouvements sociaux

Et certains même n'avaient pu récupérer leur véhicule à la fourrière... fermée pour cause d'arrêt de travail.

Cette mésaventure, certains automobilistes parisiens l'ont vécue, mardi dernier, et ont décidé d'exprimer haut et fort leur mécontentement. A tel point qu'à l'issue des neuf jours de grève, François Fillon a demandé, hier, au ministère de l'Intérieur, de faire preuve de « bienveillance ».

« Les Français ont fait beaucoup d'efforts pour continuer à se rendre à leur travail, a souligné le Premier ministre. Ils ont subi des conditions de vie difficiles. L'administration se doit de faire preuve de souplesse à leur égard afin qu'ils ne soient pas pénalisés une seconde fois. »

Alors que le président de la Fédération française des automobiles clubs, Christian Gérondeau, ou encore Philippe Goujon, le président de la Fédération UMP de Paris, demandent une amnistie totale des contraventions délivrées pendant la grève des transports, la « bienveillance » du Premier ministre ne semble, pour l'instant, s'adresser qu'aux usagers « ayant été empêchés de récupérer leur véhicule en fourrière en raison d'une grève des personnels ».

source: Francematin.info


Date - Heure

Résultat

Ville 
09 sep. - 16:00 Afrique du Sud Afrique du Sud  Samoa Samoa Paris 
19 sep. - 20:00 Italie Italie  Portugal Portugal Paris 
28 sep. - 21:00 Angleterre Angleterre  Tonga Tonga Paris 
30 sep. - 17:00 Irlande Irlande  Argentine Argentine Paris 
19 oct. - 21:00
Perdant DF1  Loser SF2 
Paris

1. Situation

Le stade du Parc des Princes se localise dans le XVIe arrondissement. Il s'agit de l'un des plus grands stades de Paris.

Le premier stade (vélodrome) du Parc des Princes est construit en 1897, sur l'ancienne zone des fortifications, à la limite de Boulogne-sur-Seine, et empiète sur le dit Parc des Princes. Dès lors, il y demeure, mais en subissant de nombreuses rénovations et reconstructions. Ce premier stade de 20 000 places n'a cependant pas donné naissance à de réels aménagements urbains.

Devenant insuffisant, on décide, en 1931 de le reconstruire pour le porter à 50 000 places. À ce moment-là, on prend en compte le problème de l'accès au stade vélodrome et donc à sa situation dans la Ville de Paris. Le quartier du Parc des Princes est ainsi aménagé grâce à de larges percées qui assurent au stade de nombreux accès, et un écoulement des foules ordonné et rapide. Les règles d'urbanisme de la Ville de Paris avaient imposé une hauteur de 14 mètres, par rapport aux voiries, à ne pas dépasser. Cette limitation avait, sans doute, pour but de conserver à toute cette zone, un caractère d'espace libre. C'est ainsi qu'on délimite de façon définitive le terrain de 4,5 hectares sur lequel sera construit le stade de 1968.



2. Historique

L'histoire du Parc des Princes commence à l'aube du règne de Louis-Philippe, durant l'époque de la Restauration (entre les deux Révolutions françaises de 1789 et 1848). Louis-Philippe décide de reprendre la tradition des rois urbanistes. Cette tradition a fait son apparition avec Henri IV en 1594 (premier urbaniste de Paris). C'est en 1841, que Louis-Philippe décide de construire une nouvelle enceinte bastionnée (enceinte dite de Thiers). Cette enceinte dépasse largement les frontières de l'agglomération parisienne (mur d'enceinte, dit des fermiers généraux, construit de 1784 à 1791), et passe donc à travers des communes suburbaines dont Auteuil et Boulogne. À cette époque, les membres de la cour royale et de l'aristocratie parisienne vont se distraire dans un parc, dit le Parc des Princes, dont l'actuel Bois de Boulogne faisait partie. Ce parc, immense, se situait juste derrière les fortifications à l'ouest de la capitale.

En 1860, Napoléon III décide sur les conseils d'Haussmann, d'annexer les communes enfermées dans l'enceinte de Thiers, et, dès lors, Paris est divisé en vingt arrondissements. C'est ainsi que le Parc des Princes se retrouve dans le XVIe arrondissement.

3. Un centre de recherche et un lieu sportif

Le site du Parc des Princes est un haut lieu scientifique, avant d'être un lieu sportif. En août 1882, le Conseil Municipal de Paris propose ce site pour la création de la « Station Physiologique » en vue de recherches sur l'homme et les animaux. Dès le mois de mars 1883, les expériences sur les mécanismes musculaires commencent. Ainsi, les scientifiques mettent en place une piste circulaire où ils font marcher et courir des hommes et des chevaux, dans le but d'observer l'évolution des mouvements en fonction de la fatigue et autres.

Après la seconde guerre mondiale, ce centre de recherches laisse place à des installations sportives. Le premier équipement sportif sur le site du Parc des Princes, est un vélodrome, construit en 1897. Il reçoit, sur sa piste ovale avec ses virages peu inclinés, l'arrivée du Tour de France à partir de 1902. Mais l'engouement pour le cyclisme provoque dès 1931 la reconstruction du vélodrome.

Le nouveau Stade Vélodrome du Parc des Princes est terminé en avril 1932, et a des gradins d'une capacité de 50 000 spectateurs, ainsi qu'une pelouse de football et de rugby aux dimensions Olympiques.

4. La reconstruction


L'échec du projet de Vincennes et la création du boulevard périphérique, qui doit passer à l'emplacement du Parc des Princes, entraînent la reconstruction complète de celui-ci à cheval sur le boulevard.

Le stade est ainsi reconstruit et atteint 48 527 places assises, avec cependant la suppression de la piste cyclable, et de la piste d'athlétisme. Roger Taillibert est choisi, pour ses compétences dans le domaine des équipements sportifs, pour concevoir le nouveau stade du Parc des Princes. La société Bouygues est chargée du chantier qui débute en 1969. L'édifice est officiellement inauguré par Georges Pompidou le 4 juin 1972. Le nouveau stade est un grand ovale couvert par un monumental auvent en porte-à-faux qui protège les places assises.

Depuis, le Parc des Princes s'est imposé non seulement comme un haut lieu de football et de rugby, mais aussi comme un lieu de spectacle et de grands événements. N'oublions pas que le stade n'est pas seulement conçu pour les quelque 50 000 spectateurs, mais aussi pour des milliers de téléspectateurs. Ainsi une coordination a été établie entre l'architecte et les spécialistes de l'information qui débouche sur la création des cellules de verre possédant une visibilité totale et réservées aux commentateurs d'images. De plus des caméras sont implantées sur des plates-formes suspendues, afin d'avoir un aperçu complet du terrain.

N'oublions pas que le Parc des Princes est le berceau de l'équipe de France et du Paris Saint-Germain.



Edouard Balladur

L'ancien premier ministre Edouard Balladur a annoncé ce week-end qu'il avait décidé de se retirer définitivement de la vie politique. Précisant qu'il n'avait pas demandé de nouvelle investiture pour les législatives de 2007 auprès de l'UMP, Edouard Balladur avait tenu à réserver la primeur de son annonce à son ami de longue date, Nicolas Sarkozy. Cet habitant du 16ème, qui depuis des années s'était engagé dans la vie politique du 15ème arrondissement, passera donc la main à Philippe Goujon, sénateur de Paris, comme candidat UMP aux prochaines législatives.

A 77 ans, ce grand homme d'Etat a une fois de plus prouvé son pragmatisme et son intelligence en cédant la place à une nouvelle génération politique qui, derrière Nicolas Sarkozy, pourra réformer notre pays pour arriver à  la France d'Après.

La préfecture de Paris a publié hier une étude présentant les lieux de Paris les plus accidentogènes. Si, pour le premier semestre 2006, les accidents corporels sont en augmentation de plus de 4% sur l'ensemble de Paris, notre arrondissement n'a enregistré aucun accident mortel sur cette période contrairement à l'année précédente où l'on avait compté 6 décès accidentels en un an.

Les étoiles représentent les accidents ayant eu lieu entre le 1er janvier 2004 et le 1er décembre 2005 dans le 16ème arrondissement de Paris, les pentagones et les lignes représentent respectivement les carrefours et les voies de circulation les plus accidentogènes. Enfin, les petites barrres représentent les voies sur berges.

C'est donc un bon premier semestre pour notre arrondissement qui devra cependant être confirmé dans les faits par le second!

 Né le 20 février 1810 à Saint-Quentin, Henri Martin a marqué l'Histoire de notre arrondissement. Après avoir débuté dans la littérature romanesque, il s'orienta très vite vers les études historiques. Son oeuvre majeur fut son Histoire de France qui remporta de nombreux prix (premier prix Gobert à l'Académie des Inscriptions en 1844, deuxième prix Gobert à l'Académie française en 1851, ...).
En 1848, il fut professeur d'histoire à la Sorbonne pendant 6 mois. Plus tard, il fut tour à tour élu membre de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1871, et membre de l'Académie française le 13 juin 1878 en remplacement d’Adolphe Thiers.

En 1870, Henri Martin est élu maire du 16ème arrondissement, il le sera jusqu'à l'année suivante et réoccupera cette fonction de 1880 à 1883. En 1871, il est élu député de Paris et 5 ans plus tard il devient sénateur de l'Aisne. Il fut l'un des fondateurs et le premier président de la Ligue des Patriotes.
Henri Martin décède à l'âge de 73 ans alors qu'il est Maire du 16ème arrondissement.

De nos jours, l'avenue où se situe la mairie porte son nom.



Les bassins ont été mis en eau et les premiers poissons sont arrivés. Après trois ans de chantier et près 40 millions d’euros de travaux, CinéAqua accueillera ses premiers clients fin mars. Il avait été fermé en 1985 pour cause de vétusté, l’ancienne carrière logée dans les sous-sols de la colline de Chaillot accueillera à nouveau des visiteurs qui pourront y admirer plus de 10 000 poissons de cinq cents espèces différentes. Entre autres, des mérous, des poissons clowns, des hippocampes, des demoiselles et des coraux. Ces animaux sont nés en captivité pour plus de la moitié et peupleront 43 bassins, dont un très grand de 33 mètres de long et 10 mètres de profondeur ; on pourra y voir des murènes, des raies, et une vingtaine de requins.

Parcours sur toutes les mers du monde

Le public partira de la source de la Seine jusqu’à son estuaire longera les côtes métropolitaines et parcourra tous les océans du monde en traversant les territoires français d’outre mer : Guyane, Polynésie, Clipperton... projet réalisé par le biologiste Pascal Coutand.
Le site aura 13 500 m² dont un tiers accessible au public et ne sera pas seulement dédié aux poissons. Les bassins serviront de décor, ils plongeront les visiteurs dans un univers différent. Mathieu Granet, responsable financier de la Société de construction de l’aquarium du Trocadéro (SCAT) nous précise qu’est prévue l’organisation d’évènements, de concerts, d’avant-premières de cinéma, des défilés de mode.
L’architecte du projet Christian Marina a travaillé sur un projet en ayant comme exemple le Musée Guggenheim avec le même système de pentes en escargot. Ici on descendra à 18 mètres de profondeur puis on remontera. Le parcours tout en courbes va serpenter au milieu des bassins et sera émaillé d’éléments audiovisuels.

Un merveilleux aquarium

Il y aura trois salles de cinéma (220 places assises) qui projetteront des vidéos aquatiques, des courts-métrages, des documentaires. L’Aquarium abritera également des studios d’enregistrement, trois pour le son, trois pour la création vidéo, qui seront organisés par les équipes de CinéAqua ou loués. Un Aquarium spectacle près duquel évolueront des robots en forme de poissons au milieu de 500 carangues sera accompagné d’une scène de concert, d’un plateau télé et d’une régie.
Beaucoup de surprises seront découvertes au cours de cette promenade : notamment l’oursin de la biodiversité qui présentera douze aquariums sur différents thèmes, le poisson par exemple avec des rascasses. Une exposition sera également organisée avec le Muséum d’Histoire naturelle et montrera des dents de requins, certaines datant de 40 millions d’années, des fossiles trouvés lorsqu’a été creusée la colline de Chaillot. Un restaurant japonais sera ouvert avec vue sur le bassin spectacle.
Objectif : attirer 800 000 à 1 million de visiteurs par an.

Espaces verts
1 634 hectares dont 845 hectares pour le Bois de Boulogne
248 espaces verts intérieurs classés

Population (recensement 1999)
161 773 habitants
• Nombre d’électeurs : 85 138, le 28 février 2005

QUELQUES CHIFFRES...
336 personnes travaillent à la Mairie du 16e

Du 01/01/2004 au 31/12/2004 :
- 1 420 naissances
- 930 mariages
- 1 256 décès

Autres chiffres
3 900 enfants inscrits dans les écoles maternelles publiques
5 875 enfants inscrits dans les écoles primaires publiques
5 600 repas sont servis chaque jour aux primaires et maternelles par la Caisse des Ecoles dans 33 restaurants scolaires, grâce à 18 cuisines (soit 814 700 repas par an)
• Environ 9 800 élèves inscrits dans les lycées et collèges publics de l’arrondissement
500 000 personnes reçues à la Mairie du 16e en 2004, soit environ 2 000 personnes par jour
40 000 personnes reçues par les travailleurs sociaux en mairie et dans leurs permanences
4 638 nouveaux électeurs
6,5 millions d’euros attribués par le Centre d’action sociale au titre de l’aide sociale
facultative
12 053 000 euros de travaux d’équipements
814 700 repas servis par la Caisse des Ecoles, soit 5 600 en moyenne par jour
19 684 passeports, 14 187 cartes d’identité, 7 369 cartes grises et 4 757 certificats de non gage délivrés par l’antenne de Police
9 630 dossiers scolaires.
8 510 actes et décisions juridictionnelles et administratives rendues par le Tribunal d’Instance
165 000 extraits ou copies d’acte d’état-civil.
34 405 chèques traités par la Régie comptable pour un montant de 2 239 678 euros

 L'inauguration de l'aquarium du Trocadéro (16e) aurait dû être une grande fête. Prévue samedi et reportée à fin avril (mi-avril pour le restaurant), la réouverture de ce site, après plus de vingt ans de fermeture, est un événement très attendu des Parisiens. Mais plusieurs scandales sont venus entacher ce dossier...

Dernier en date : la Société de construction de l'aquarium du Trocadéro (Scat), qui a édifié et qui exploitera Cinéaqua – c'est son nom –, vient de fixer le tarif d'entrée : 25 euros. Ce qui en fera l'un des aquariums les plus chers au monde. D'une surface totale de 15 000 m2, il n'offre pourtant que moins de 10 000 m2 d'exposition. Le temps de parcours est estimé à environ 1 h 30. « Mais Ciné-aqua intègre des studios d'enregistrement. Ce sont des investissements lourds, qui nous ont obligés à revoir le prix à la hausse », explique Mathieu Granet, directeur financier du site. Le budget total de la Scat se chiffre à 45 millions d'euros. Les objectifs de fréquentation, d'abord estimés à un million de personnes par an, « seront revus à la baisse », poursuit-il. A l'Hôtel de Ville, on s'arrache les cheveux. Pourtant, si ce dossier est avant tout un héritage encombrant de l'époque Tiberi, la municipalité actuelle semble avoir commis elle aussi quelques négligences.

En mai 2004, le tribunal administratif de Paris annulait une délibération du Conseil de Paris de 1999, portant sur la signature du traité de concession entre la Ville et la Scat (constituée par la société Morita-Aquarium BV), dans le cadre d'une délégation de service public. Le tribunal estimait que la procédure était « irrégulière ». Morita avait omis de fournir les comptes sociaux de ses trois dernières années dans son dossier. La majorité de l'époque n'avait rien vu... « Ce dossier est une planche pourrie depuis le début, la Mairie le sait. Elle aurait dû arrêter les travaux à la suite de cette annulation, et relancer une consultation », dénonce aujourd'hui Jean Dachary. Le gérant de Socrate, fabricant d'aquariums à Boulogne-Billancourt (92), a été au coeur du dossier dès le début, en 1988. Candidat aux deux premiers appels d'offres – qui ont été annulés –, il n'avait pas pu se présenter au troisième concours en 1998, en raison de problèmes financiers. Il se rappelle « que Bertrand Delanoë, quand il était dans l'opposition, avait été le premier à dénoncer le concours de 1998 ».

Mais les travaux continuent, et le tribunal administratif rappelle à l'ordre la municipalité en septembre 2005. Il « enjoint la Ville de procéder à la résolution du traité ». Elle décide alors d'abandonner la délégation de service public qui avait cours jusque-là, et de louer le site via un bail emphytéotique de trente ans à la Scat. « Une gestion exclusivement privée évitera à la collectivité d'avoir à supporter les risques et aléas du financement d'un équipement nouveau », justifie la délibération. « Mais la Mairie se privait du coup de tout moyen de pression sur la Scat », analyse Jean Dachary.

Mickaël Bosredon

©2006 20 minutes

Pierre-Christian TAITTINGER

Ancien Ministre
Conseiller de Paris
Maire du 16e arrondissement
Anciens combattants, Sécurité

Tél. cabinet : 01 40 72 16 07
Pierre-Christian.Taittinger@paris.fr

Permanence le mardi de 10 h à 13 h

Gérard LEBAN

Conseiller de Paris
1er Adjoint au Maire
Voirie, Urbanisme, Architecture, Coordination, Circulation et Stationnement

Tél. cabinet : 01 40 72 16 40
Gerard.Leban@paris.fr

Permanence le mercredi de 10 h à 12 h

Conseillers d'arrondissement délégués :
Françoise BONNET, Olivier CASTEL,
Edouard FUSSIEN, Dominique ROUSSEAU

 

Claude FAIN

Adjoint au Maire
Commerce, Artisanat, Professions libérales et Métiers d'Arts

Tél : 01 40 72 16 29
Claude.Fain@paris.fr

Permanence le mercredi de 14 h à 17 h

Pierre GABORIAU

Député suppléant
Adjoint au Maire
Finances, Développement économique, Jeunesse, Sports,Tourisme

Tél : 01 40 72 16 21
Pierre.Gaboriau@paris.fr

Permanence le vendredi de 14 h à 17 h

Conseillers d'arrondissement délégués :
Pierre DEROUX,
Jean-Claude LAMBLIN

 

Daniel-Georges COURTOIS

Conseiller de Paris
Conseiller régional d'Ile-de-France
Adjoint au Maire
Conseils de quartier Dauphine et Chaillot

Tél : 01 40 72 18 84
Daniel-Georges.Courtois@paris.fr

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 Pour comprendre l'évolution de notre arrondissement, il faut remonter à l'Histoire de la Capitale et à son développement. Paris, à son origine, ne fut qu'un village de pêcheurs, d'agriculteurs et de nautoniers, installés au bord de la Seine, petit village marqué à ses débuts par la civilisation gallo-romaine. En dehors de ce centre s'étendaient des forêts, des zones agricoles qui limitaient la Capitale.

  C'est vers le 11ème siècle que va s'élever le premier bâtiment durable : l'Abbaye de Saint-Martin des Champs, œuvre des moines qui fondèrent la paroisse de Chaillot. En 1109, les Abbés Génovéfains d'Auteuil échangèrent leurs terres normandes avec les abbés du Bec Hellouin alors propriétaires des terres d'Auteuil. Ils devinrent seigneurs d'Auteuil et construisirent une église sur cette clairière.

  Cent cinquante ans plus tard, en 1260, le Roi Saint-Louis donna une terre à sa sœur Isabelle dans la plaine qui longe la rive droite de la Seine, où elle fondera un troisième centre religieux : l'Abbaye de Longchamp. Durant ces années, la population parisienne, enserrée dans des limites étroites, espérait s'évader des bruits et de l'inconfort.

  Sur la route de l'Ouest qui mène à la forêt du Rouvray, réservées aux chasses royales, ces fondations religieuses ont exercé un pouvoir attractif et trois villages importants vont surgir : Passy, Auteuil, Chaillot.

  A cette époque, on sort de la Capitale par la Porte de la Conférence ou alors on emprunte la voie d'eau qui va du Louvre au Point du Jour. Quelle est l'origine de cette appellation ? Certains prétendent que deux Seigneurs voulant s'opposer en duel avaient décidé de partir à cheval ensemble et de s'arrêter au " point du jour " pour se battre. Délicate version, sans doute romantique, mais peut-être fausse ! Deuxième explication plus maritime qui voudrait que les bateaux arrivent ou repartent au " point du jour ". Puis une autre explication, plus populaire : un cafetier aurait eu l'intelligence, près du débarcadère, d'ouvrir un établissement qu'il a appelé " Le Point du Jour ".

  Les incertitudes de l'Histoire contribuent à entretenir le mystère. Tel le veut l'appellation de la Place de l'Etoile dont l'origine se situe entre la présence d'une fabrique de bougies ou, au contraire, d'une volonté déterminée de construire un ensemble urbain en forme d'étoile.

  Jusqu'à la veille de la Révolution Française, une campagne paisible s'étend donc à l'Ouest de Paris avec ses jardins, ses cultures, ses vignes et ses petits villages qui regroupent des fermiers, des vignerons, des artisans, vivant de leur travail.

  Telle sera l'origine de Chaillot, Passy et Auteuil qui constituèrent des pôles d'attraction. Paris présentait toutes les incommodités d'une ville peu urbanisée. Les amateurs de vie campagnarde seront séduits par d'autres possibilités. Pour sortir de la Capitale, en l'absence de routes commodes, il était tellement facile d'utiliser la voie d'eau qui assurait le transport des voyageurs et des marchandises.

 

  Chaillot, à deux kilomètres, est un faubourg de Paris. On trouve le nom de la paroisse, dédiée à Saint-Pierre, dès l'année 1097. Elle dépend de l'Abbaye de Saint-Martin des Champs. Le nom de Chaillot tire son origine de " caillou " qu'explique la nature de son sol.

  Chaillot est avant tout un ensemble agricole. Les noms des terres ont disparu tels l'ORME-RICHARD, le Fief TORVAL, la Ferme de MAYEUX dont les vaches assuraient le lait frais.
  Sur les pentes de la Colline, en bordure de Seine, s'étale le domaine de NIGEON. L'Eglise, qui avait été commencée par la Reine Anne, sera consacrée en présence de la Reine Catherine de Médicis. Philippe de COMMYNES, le chroniqueur, possédait un château qui se situait à côté de l'Eglise. Après sa mort, il sera racheté par M. JEANNIN, premier président du Parlement de Paris. Après la mort de JEANNIN en 1621, Mme de CASTILLE vendra la propriété au Marquis de BASSOMPIERE. Les héritiers du Maréchal la céderont ensuite à Henriette de France, veuve du Roi Charles 1er d'Angleterre, qui en fera un couvent pour jeunes filles de grande famille. Louise de LA VALLIERE se réfugiera chez les Visitandines de Chaillot avant d'entrer chez les Carmélites. La Révolution devait en chasser les religieuses.

  En 1627, Louis XIII décida le transfert de la Manufacture Royale de Tapis qu'Henri IV avait créée au Louvres sur les bords de la Seine. Cette Manufacture fournissait les grandes tapisseries qui ornaient les demeures royales. La Manufacture de la Savonnerie se trouva installée à l'emplacement actuel du Palais de Tokyo. Ce souvenir historique impressionna sans doute Mme Edith CRESSON quand elle envisagea de délocaliser les Gobelins !

  En 1702, Louis XIV fit de Chaillot un faubourg de Paris sous le nom de Faubourg de la Conférence - Chaillot comptait à cette époque 2000 habitants - simplement séparé de Paris par la Barrière de Passy ou Conférence. La Capitale était entourée d'un mur de 3,30 mètres, percé de barrières où l'on percevait l'octroi, ce qui rendit ces barrières très impopulaires et explique les destructions dont elles seront l'objet dans la nuit du 12 au 13 juillet 1789.

  Le Village de Passy, dépendance d'Auteuil à l'origine, commençait à la hauteur du boulevard Delesset et se prolongeait dans la rue de Passy. La grand-rue aboutissait au Bois de Boulogne. Un vaste domaine couvrait son territoire, de la Maison de Radio-France jusqu'à l'avenue Mozart. Le banquier Samuel BERNARD, à partir de 1720, lui donna sa dimension. A partir de 1747, il devient le Château de BOULAINVILLIERS dont l'hôte marquant sera LA POUPLINIERE qui reçut, pendant vingt ans, peintres, sculpteurs, grands seigneurs étrangers de passage. Après sa mort, le château fut loué au Duc de PENTHIEVRE.

  Dépendant également de Passy, la Plaine de Passy, où se dressaient encore au 19ème siècle des moulins à vent. Passy comptait également un autre domaine qui descendait jusqu'à la Seine où fut construit l'hôtel de LAMBALLE, Ambassade de Turquie aujourd'hui. En 1700, le Duc de LAUZUN vint s'y installer.

  En allant vers le Bois de Boulogne, se trouvait le Château de la Muette que Charles IX avait fait construire par Philibert DE L'ORME où aimait séjourner la Reine MARGOT. Après sa mort, le Château de la Muette fut réuni à la Couronne et devint le centre des chasses du Bois de Boulogne. Le Château de la Muette fut alors agrandi, transformé. La Duchesse de BERRY, fille du Régent, lui donna une fâcheuse réputation par certain excès. Lorsqu'elle mourut à 24 ans, son père s'empressa de rendre le Château à la Couronne royale. Louis XV y rencontra les filles du Marquis de MAILLY dont trois seront ses maîtresses, puis la Marquise de POMPADOUR s'y installa.

 La Reine Marie-Antoinette aimait séjourner à La Muette, qu'elle préférait à Versailles. Après la Révolution, le facteur de piano ERARD racheta la propriété en 1822.

  Un personnage exceptionnel fut aussi un citoyen de Passy pendant près de 10 ans : Benjamin FRANKLIN qui, dans le cadre d'une mission difficile, connut à Passy une vie très heureuse. Il habita dans une maison que lui avait prêté M. de CHAUMONT. Il assistera au Champ de Mars à l'envol des premiers ballons. Il sera présent quand PILATRE de ROZIER et le Marquis d'ARLANDES partiront dans les airs depuis la Pelouse de la Muette et il aura ce mot étonnant à un homme qui lui dit : " A quoi ça sert d'envoyer des hommes dans l'espace ? ", il répondra : " A quoi ça sert un enfant qui vient au monde ? ". En voyant s'envoler ces ballons, il envisagea l'utilisation militaire que représentait le transport des soldats pouvant parvenir derrière des lignes ennemies. Il travaillera aussi dans le laboratoire que Louis XV avait installé au Château de la Muette.

  Comme FRANKLIN descendant de Passy vers Auteuil pour rejoindre les salons de Mme HELVETIUS, gagnons ce premier village d'Ile-de-France situé à l'Ouest de Paris.

  Dès 1109, les moines vont mettre en valeur les terres d'Auteuil, c'est-à-dire la clairière : jusqu'à la Révolution, ils resteront dans ce village, produisant un vin dont ils faisaient présent à l'Evêque de Paris. L'Eglise dominait le village qui ne comptait que quelques centaines d'habitants. Le Cardinal de RICHELIEU avait une petite propriété où il entretenait des serres qu'il légua à la Cour de France. Louis XV les fit restaurer et réaménagea le Petit Château du Coq dont le parc descendait jusqu'à la Seine, à côté de la propriété de Mme HELVETIUS.

  Très tôt dans l'Histoire, Auteuil est apparu comme un lieu de séjour idéal pour les Parisiens qui souhaitaient trouver la tranquillité. Plusieurs propriétés furent construites, BOILEAU et MOLIERE, les premiers, lui apporteront la célébrité. RACINE, LA FONTAINE, MIGNARD, LULLY, LA BRUYERE, fréquentèrent la Maison de MOLIERE, soupèrent à l'auberge du Mouton Blanc.

  Au 18ème siècle, le salon de Mme HELVETIUS accueillera tout ce que Paris compte de beaux esprits : DIDEROT, d'ALEMBERT, CONDILLAC, HOLBACH, André MORELLET, André CHENIER, CHAMFORT, MALESHERBES, TURGOT. Le Temps des Lumières est arrivé. On avance, au cours de soirées brillantes, les idées les plus libres et les plus généreuses.

  Les sources vont contribuer aussi à la réputation d'Auteuil et de Passy à une époque où l'eau jouait un rôle dans le développement des villages.

  Dès 1650, une source d'eau claire est découverte à Passy. La Faculté de Médecine lui trouve des vertus curatives. L'abbé LE RAGOIS en deviendra propriétaire, la développera et contribuera à leur célébrité. Guillaume LE VEILLARD, Directeur des Eaux , contribuera à la renommée de l'établissement thermal. On venait faire des cures à Passy, jusqu'au jour où les sources tarirent. Les eaux d'Auteuil n'ont pas connu la même importance. Elles étaient reconnues ferrugineuses par la Faculté. Un établissement d'hydrothérapie permettait de venir soigner sa santé dans un cadre agréable. La Source QUICHERAT fut exploitée pratiquement jusqu'en 1925.

  Mais sa vocation industrielle sera affirmée par la famille DELESSERT qui, par acquisitions successives, était devenue propriétaire de tous les terrains bordant le quai de la Seine et remontant jusqu'à la rue Raynouard.

  Benjamin DELESSERT établira à Passy une fabrique de sucre de betterave et une filature de coton. Après sa mort en 1847, malheureusement cet immense domaine sera loti.

  Je mentionnerai également, pour mémoire, le projet de NAPOLEON 1er concernant la Colline de Chaillot. L'Empereur souhaitait construire du Roi de Rome, entouré des Palais des Arts, des Sciences, de l'Université et des Archives. Les plans établis par PERCIER et FONTAINE étaient grandioses. La chute de l'Empire arrêta cette réalisation.

  Sous NAPOLEON III, le visage de la Capitale va se transformer, HAUSSMAN avait compris que Paris éclatait. Il voulait donc utiliser ces petits villages et les introduire dans la ville, d'où la politique d'annexion de Chaillot, de Passy et d'Auteuil. Le Bois de Boulogne sera d'abord aménagé suivant la conception qu'avait donnée ALPHAND, NAPOLEON III décidera également de terminer le rond-point de l'Etoile et de porter à douze le nombre de voies partant de l'Arc de Triomphe. Le première voie ouverte sera celle de l'avenue de l'Impératrice, majestueuse avec ses 140 mètres, entre les habitations desservies par les contre-allées et précédées de jardins. L'architecte HITTORFF imagina la construction des Hôtels des Maréchaux. L'avenue de Saint-Cloud, aujourd'hui Victor Hugo, sera élargie de 36 mètres comme l'avenue du Roi de Rome devenue Kléber, l'avenue Joséphine, devenue Marceau et l'avenue d'Iéna. Auteuil sera désenclavé et relié au nouveau quartier de Passy par l'ouverture de l'avenue Mozart et de la rue Michel-Ange en sens inverse pour relier Auteuil à la Porte de Saint-Cloud.

  Les conseils municipaux des villages ayant donné leur accord, la fusion s'accélèrera. La tradition des grands domaines disparaîtra. Il restera des hôtels particuliers, des villas et des voies privées qui permettent de garder l'impression de vivre dans un univers protégé (Villa Molitor, Villa Mozart, Villa Boileau, Villa Erlanger, Villa George Sand). Des rues nouvelles seront percées, les balcons autorisés avec des jardins d'hiver et, dans un arrondissement en pleine construction, on verra surgir de nouvelles architectures avec Hector GUIMARD, créateur de l'art nouveau, les frères PERRET, MALLET-STEVENS puis LE CORBUSIER. Une ligne de chemin de fer pénètrera jusqu'à Auteuil, venue de la gare Saint-Lazare.

 

  Je mesure à cet instant tout ce que j'ai pu oublier ou laisser dans l'ombre. Je n'avais pas l'ambition de tout raconter mais seulement de vous entraîner dans un voyage dans notre passé, en témoignant ainsi une reconnaissance à ceux qui l'ont marqué et enrichi, en sachant éviter le temps de la nostalgie et en vous traduisant l'attachement que je porte à cette Histoire et la détermination que j'ai de préserver cette ville.

 

Pierre-Christian TAITTINGER
Ancien Ministre
Maire du 16ème Arrondissement

 

 

 A

 

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D