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 Né le 20 février 1810 à Saint-Quentin, Henri Martin a marqué l'Histoire de notre arrondissement. Après avoir débuté dans la littérature romanesque, il s'orienta très vite vers les études historiques. Son oeuvre majeur fut son Histoire de France qui remporta de nombreux prix (premier prix Gobert à l'Académie des Inscriptions en 1844, deuxième prix Gobert à l'Académie française en 1851, ...).
En 1848, il fut professeur d'histoire à la Sorbonne pendant 6 mois. Plus tard, il fut tour à tour élu membre de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1871, et membre de l'Académie française le 13 juin 1878 en remplacement d’Adolphe Thiers.

En 1870, Henri Martin est élu maire du 16ème arrondissement, il le sera jusqu'à l'année suivante et réoccupera cette fonction de 1880 à 1883. En 1871, il est élu député de Paris et 5 ans plus tard il devient sénateur de l'Aisne. Il fut l'un des fondateurs et le premier président de la Ligue des Patriotes.
Henri Martin décède à l'âge de 73 ans alors qu'il est Maire du 16ème arrondissement.

De nos jours, l'avenue où se situe la mairie porte son nom.

Il y a plus de vingt siècles s'étendait déjà en ces lieux une forêt gigantesque qui absorbait les actuelles forêts de Montmorency, de Saint-Germain-en-Laye, le bois de Chaville et le bois de Meudon. Dagobert, roi des Francs (629-639), venait y chasser l'ours, le cerf et tout sorte de gibier parmi les chênes qui peuplaient alors la forêt. Il s'agissait de chênes rouvre, une variété plus petite que les chênes communs, qui donna son nom au bois : la forêt de Rouvray.

Vers 1315 , Philippe Le Bel (1268-1314) y édifia une petite chapelle, après un pèlerinage à Boulogne-Sur-Mer, et le bois prit tout naturellement son nom.Terrain de chasse coutumier des rois de France, le bois de Boulogne devint également une promenade à la mode, lorsqu'en 1727, Mademoiselle Le Maure, chanteuse d'opéra célèbre à l'époque, se retira à l'abbaye de Longchamp. Elle occupait l'emplacement de l'actuel hippodrome. Les bousculades qu'occasionnèrent les récitals de la cantatrice pendant la semaine sainte, qui n'avaient plus rien à voir avec de la dévotion, inquiétèrent l'Archevêque de Paris, qui décida la fermeture de l'abbaye au public.

Le bois de Boulogne resta néanmoins une promenade en vogue, qui donna lieu à toutes les extravagances. Le bois était alors encore en partie clos, afin de permettre à Louis XVI d'y organiser ses parties de chasse, mais il finit par l'ouvrir entièrement au public. En 1848, le bois tomba dans les mains de l'Etat, qui le céda à la Ville de Paris en 1852. A cette époque, Napoléon III avait décidé de remodeler entièrement la capitale et de doter d'un jardin chacun des points cardinaux de Paris. Il jeta son dévolu sur le bois de Boulogne, qui avait été presque entièrement détruit après la Révolution et la campagne de France, pendant laquelle le bois fut occupé et saccagé (1814) par près de 40 000 soldats anglais et russes. Napoléon III confia cette vaste tâche au paysagiste Varé, qui fut rapidement remplacé par l'ingénieur Alphand et le paysagiste Barillet-Deschamps, deux anciens collaborateurs bordelais du baron Haussmann, qui dirigeait les travaux.

Les éléments architecturaux, chalets, pavillons, kiosques, restaurants, ainsi que le jardin d'acclimatation, furent réalisés par Gabriel Davioud (1823-1881). Il est également l'auteur de la Fontaine Saint-Michel, des deux théâtres de la place du Châtelet et du Palais du Trocadéro.S'inspirant des parcs paysagers anglais qu'il avait découvert pendant son exil à Londres, pas moins de quatre cent mille arbres furent plantés, des lacs et des rivières creusés, une cascade de 10m de large et de 14m de haut aménagée.

L'eau était acheminée du puits artésien de Passy, qui fut creusé dans ce seul but (voir square Lamartine). Des allées cavalières et 95km d'allées sinueuses vinrent s'ajouter à ces aménagements titanesques. Il pouvait redevenir alors un lieu de promenade privilégié où Marcel Proust enfant venait se promener ; c'est en revenant d'une promenade au bois de Boulogne que ce grand allergique subit à 9 ans sa première crise d'asthme !
Espaces verts
1 634 hectares dont 845 hectares pour le Bois de Boulogne
248 espaces verts intérieurs classés

Population (recensement 1999)
161 773 habitants
• Nombre d’électeurs : 85 138, le 28 février 2005

QUELQUES CHIFFRES...
336 personnes travaillent à la Mairie du 16e

Du 01/01/2004 au 31/12/2004 :
- 1 420 naissances
- 930 mariages
- 1 256 décès

Autres chiffres
3 900 enfants inscrits dans les écoles maternelles publiques
5 875 enfants inscrits dans les écoles primaires publiques
5 600 repas sont servis chaque jour aux primaires et maternelles par la Caisse des Ecoles dans 33 restaurants scolaires, grâce à 18 cuisines (soit 814 700 repas par an)
• Environ 9 800 élèves inscrits dans les lycées et collèges publics de l’arrondissement
500 000 personnes reçues à la Mairie du 16e en 2004, soit environ 2 000 personnes par jour
40 000 personnes reçues par les travailleurs sociaux en mairie et dans leurs permanences
4 638 nouveaux électeurs
6,5 millions d’euros attribués par le Centre d’action sociale au titre de l’aide sociale
facultative
12 053 000 euros de travaux d’équipements
814 700 repas servis par la Caisse des Ecoles, soit 5 600 en moyenne par jour
19 684 passeports, 14 187 cartes d’identité, 7 369 cartes grises et 4 757 certificats de non gage délivrés par l’antenne de Police
9 630 dossiers scolaires.
8 510 actes et décisions juridictionnelles et administratives rendues par le Tribunal d’Instance
165 000 extraits ou copies d’acte d’état-civil.
34 405 chèques traités par la Régie comptable pour un montant de 2 239 678 euros

 Pour comprendre l'évolution de notre arrondissement, il faut remonter à l'Histoire de la Capitale et à son développement. Paris, à son origine, ne fut qu'un village de pêcheurs, d'agriculteurs et de nautoniers, installés au bord de la Seine, petit village marqué à ses débuts par la civilisation gallo-romaine. En dehors de ce centre s'étendaient des forêts, des zones agricoles qui limitaient la Capitale.

  C'est vers le 11ème siècle que va s'élever le premier bâtiment durable : l'Abbaye de Saint-Martin des Champs, œuvre des moines qui fondèrent la paroisse de Chaillot. En 1109, les Abbés Génovéfains d'Auteuil échangèrent leurs terres normandes avec les abbés du Bec Hellouin alors propriétaires des terres d'Auteuil. Ils devinrent seigneurs d'Auteuil et construisirent une église sur cette clairière.

  Cent cinquante ans plus tard, en 1260, le Roi Saint-Louis donna une terre à sa sœur Isabelle dans la plaine qui longe la rive droite de la Seine, où elle fondera un troisième centre religieux : l'Abbaye de Longchamp. Durant ces années, la population parisienne, enserrée dans des limites étroites, espérait s'évader des bruits et de l'inconfort.

  Sur la route de l'Ouest qui mène à la forêt du Rouvray, réservées aux chasses royales, ces fondations religieuses ont exercé un pouvoir attractif et trois villages importants vont surgir : Passy, Auteuil, Chaillot.

  A cette époque, on sort de la Capitale par la Porte de la Conférence ou alors on emprunte la voie d'eau qui va du Louvre au Point du Jour. Quelle est l'origine de cette appellation ? Certains prétendent que deux Seigneurs voulant s'opposer en duel avaient décidé de partir à cheval ensemble et de s'arrêter au " point du jour " pour se battre. Délicate version, sans doute romantique, mais peut-être fausse ! Deuxième explication plus maritime qui voudrait que les bateaux arrivent ou repartent au " point du jour ". Puis une autre explication, plus populaire : un cafetier aurait eu l'intelligence, près du débarcadère, d'ouvrir un établissement qu'il a appelé " Le Point du Jour ".

  Les incertitudes de l'Histoire contribuent à entretenir le mystère. Tel le veut l'appellation de la Place de l'Etoile dont l'origine se situe entre la présence d'une fabrique de bougies ou, au contraire, d'une volonté déterminée de construire un ensemble urbain en forme d'étoile.

  Jusqu'à la veille de la Révolution Française, une campagne paisible s'étend donc à l'Ouest de Paris avec ses jardins, ses cultures, ses vignes et ses petits villages qui regroupent des fermiers, des vignerons, des artisans, vivant de leur travail.

  Telle sera l'origine de Chaillot, Passy et Auteuil qui constituèrent des pôles d'attraction. Paris présentait toutes les incommodités d'une ville peu urbanisée. Les amateurs de vie campagnarde seront séduits par d'autres possibilités. Pour sortir de la Capitale, en l'absence de routes commodes, il était tellement facile d'utiliser la voie d'eau qui assurait le transport des voyageurs et des marchandises.

 

  Chaillot, à deux kilomètres, est un faubourg de Paris. On trouve le nom de la paroisse, dédiée à Saint-Pierre, dès l'année 1097. Elle dépend de l'Abbaye de Saint-Martin des Champs. Le nom de Chaillot tire son origine de " caillou " qu'explique la nature de son sol.

  Chaillot est avant tout un ensemble agricole. Les noms des terres ont disparu tels l'ORME-RICHARD, le Fief TORVAL, la Ferme de MAYEUX dont les vaches assuraient le lait frais.
  Sur les pentes de la Colline, en bordure de Seine, s'étale le domaine de NIGEON. L'Eglise, qui avait été commencée par la Reine Anne, sera consacrée en présence de la Reine Catherine de Médicis. Philippe de COMMYNES, le chroniqueur, possédait un château qui se situait à côté de l'Eglise. Après sa mort, il sera racheté par M. JEANNIN, premier président du Parlement de Paris. Après la mort de JEANNIN en 1621, Mme de CASTILLE vendra la propriété au Marquis de BASSOMPIERE. Les héritiers du Maréchal la céderont ensuite à Henriette de France, veuve du Roi Charles 1er d'Angleterre, qui en fera un couvent pour jeunes filles de grande famille. Louise de LA VALLIERE se réfugiera chez les Visitandines de Chaillot avant d'entrer chez les Carmélites. La Révolution devait en chasser les religieuses.

  En 1627, Louis XIII décida le transfert de la Manufacture Royale de Tapis qu'Henri IV avait créée au Louvres sur les bords de la Seine. Cette Manufacture fournissait les grandes tapisseries qui ornaient les demeures royales. La Manufacture de la Savonnerie se trouva installée à l'emplacement actuel du Palais de Tokyo. Ce souvenir historique impressionna sans doute Mme Edith CRESSON quand elle envisagea de délocaliser les Gobelins !

  En 1702, Louis XIV fit de Chaillot un faubourg de Paris sous le nom de Faubourg de la Conférence - Chaillot comptait à cette époque 2000 habitants - simplement séparé de Paris par la Barrière de Passy ou Conférence. La Capitale était entourée d'un mur de 3,30 mètres, percé de barrières où l'on percevait l'octroi, ce qui rendit ces barrières très impopulaires et explique les destructions dont elles seront l'objet dans la nuit du 12 au 13 juillet 1789.

  Le Village de Passy, dépendance d'Auteuil à l'origine, commençait à la hauteur du boulevard Delesset et se prolongeait dans la rue de Passy. La grand-rue aboutissait au Bois de Boulogne. Un vaste domaine couvrait son territoire, de la Maison de Radio-France jusqu'à l'avenue Mozart. Le banquier Samuel BERNARD, à partir de 1720, lui donna sa dimension. A partir de 1747, il devient le Château de BOULAINVILLIERS dont l'hôte marquant sera LA POUPLINIERE qui reçut, pendant vingt ans, peintres, sculpteurs, grands seigneurs étrangers de passage. Après sa mort, le château fut loué au Duc de PENTHIEVRE.

  Dépendant également de Passy, la Plaine de Passy, où se dressaient encore au 19ème siècle des moulins à vent. Passy comptait également un autre domaine qui descendait jusqu'à la Seine où fut construit l'hôtel de LAMBALLE, Ambassade de Turquie aujourd'hui. En 1700, le Duc de LAUZUN vint s'y installer.

  En allant vers le Bois de Boulogne, se trouvait le Château de la Muette que Charles IX avait fait construire par Philibert DE L'ORME où aimait séjourner la Reine MARGOT. Après sa mort, le Château de la Muette fut réuni à la Couronne et devint le centre des chasses du Bois de Boulogne. Le Château de la Muette fut alors agrandi, transformé. La Duchesse de BERRY, fille du Régent, lui donna une fâcheuse réputation par certain excès. Lorsqu'elle mourut à 24 ans, son père s'empressa de rendre le Château à la Couronne royale. Louis XV y rencontra les filles du Marquis de MAILLY dont trois seront ses maîtresses, puis la Marquise de POMPADOUR s'y installa.

 La Reine Marie-Antoinette aimait séjourner à La Muette, qu'elle préférait à Versailles. Après la Révolution, le facteur de piano ERARD racheta la propriété en 1822.

  Un personnage exceptionnel fut aussi un citoyen de Passy pendant près de 10 ans : Benjamin FRANKLIN qui, dans le cadre d'une mission difficile, connut à Passy une vie très heureuse. Il habita dans une maison que lui avait prêté M. de CHAUMONT. Il assistera au Champ de Mars à l'envol des premiers ballons. Il sera présent quand PILATRE de ROZIER et le Marquis d'ARLANDES partiront dans les airs depuis la Pelouse de la Muette et il aura ce mot étonnant à un homme qui lui dit : " A quoi ça sert d'envoyer des hommes dans l'espace ? ", il répondra : " A quoi ça sert un enfant qui vient au monde ? ". En voyant s'envoler ces ballons, il envisagea l'utilisation militaire que représentait le transport des soldats pouvant parvenir derrière des lignes ennemies. Il travaillera aussi dans le laboratoire que Louis XV avait installé au Château de la Muette.

  Comme FRANKLIN descendant de Passy vers Auteuil pour rejoindre les salons de Mme HELVETIUS, gagnons ce premier village d'Ile-de-France situé à l'Ouest de Paris.

  Dès 1109, les moines vont mettre en valeur les terres d'Auteuil, c'est-à-dire la clairière : jusqu'à la Révolution, ils resteront dans ce village, produisant un vin dont ils faisaient présent à l'Evêque de Paris. L'Eglise dominait le village qui ne comptait que quelques centaines d'habitants. Le Cardinal de RICHELIEU avait une petite propriété où il entretenait des serres qu'il légua à la Cour de France. Louis XV les fit restaurer et réaménagea le Petit Château du Coq dont le parc descendait jusqu'à la Seine, à côté de la propriété de Mme HELVETIUS.

  Très tôt dans l'Histoire, Auteuil est apparu comme un lieu de séjour idéal pour les Parisiens qui souhaitaient trouver la tranquillité. Plusieurs propriétés furent construites, BOILEAU et MOLIERE, les premiers, lui apporteront la célébrité. RACINE, LA FONTAINE, MIGNARD, LULLY, LA BRUYERE, fréquentèrent la Maison de MOLIERE, soupèrent à l'auberge du Mouton Blanc.

  Au 18ème siècle, le salon de Mme HELVETIUS accueillera tout ce que Paris compte de beaux esprits : DIDEROT, d'ALEMBERT, CONDILLAC, HOLBACH, André MORELLET, André CHENIER, CHAMFORT, MALESHERBES, TURGOT. Le Temps des Lumières est arrivé. On avance, au cours de soirées brillantes, les idées les plus libres et les plus généreuses.

  Les sources vont contribuer aussi à la réputation d'Auteuil et de Passy à une époque où l'eau jouait un rôle dans le développement des villages.

  Dès 1650, une source d'eau claire est découverte à Passy. La Faculté de Médecine lui trouve des vertus curatives. L'abbé LE RAGOIS en deviendra propriétaire, la développera et contribuera à leur célébrité. Guillaume LE VEILLARD, Directeur des Eaux , contribuera à la renommée de l'établissement thermal. On venait faire des cures à Passy, jusqu'au jour où les sources tarirent. Les eaux d'Auteuil n'ont pas connu la même importance. Elles étaient reconnues ferrugineuses par la Faculté. Un établissement d'hydrothérapie permettait de venir soigner sa santé dans un cadre agréable. La Source QUICHERAT fut exploitée pratiquement jusqu'en 1925.

  Mais sa vocation industrielle sera affirmée par la famille DELESSERT qui, par acquisitions successives, était devenue propriétaire de tous les terrains bordant le quai de la Seine et remontant jusqu'à la rue Raynouard.

  Benjamin DELESSERT établira à Passy une fabrique de sucre de betterave et une filature de coton. Après sa mort en 1847, malheureusement cet immense domaine sera loti.

  Je mentionnerai également, pour mémoire, le projet de NAPOLEON 1er concernant la Colline de Chaillot. L'Empereur souhaitait construire du Roi de Rome, entouré des Palais des Arts, des Sciences, de l'Université et des Archives. Les plans établis par PERCIER et FONTAINE étaient grandioses. La chute de l'Empire arrêta cette réalisation.

  Sous NAPOLEON III, le visage de la Capitale va se transformer, HAUSSMAN avait compris que Paris éclatait. Il voulait donc utiliser ces petits villages et les introduire dans la ville, d'où la politique d'annexion de Chaillot, de Passy et d'Auteuil. Le Bois de Boulogne sera d'abord aménagé suivant la conception qu'avait donnée ALPHAND, NAPOLEON III décidera également de terminer le rond-point de l'Etoile et de porter à douze le nombre de voies partant de l'Arc de Triomphe. Le première voie ouverte sera celle de l'avenue de l'Impératrice, majestueuse avec ses 140 mètres, entre les habitations desservies par les contre-allées et précédées de jardins. L'architecte HITTORFF imagina la construction des Hôtels des Maréchaux. L'avenue de Saint-Cloud, aujourd'hui Victor Hugo, sera élargie de 36 mètres comme l'avenue du Roi de Rome devenue Kléber, l'avenue Joséphine, devenue Marceau et l'avenue d'Iéna. Auteuil sera désenclavé et relié au nouveau quartier de Passy par l'ouverture de l'avenue Mozart et de la rue Michel-Ange en sens inverse pour relier Auteuil à la Porte de Saint-Cloud.

  Les conseils municipaux des villages ayant donné leur accord, la fusion s'accélèrera. La tradition des grands domaines disparaîtra. Il restera des hôtels particuliers, des villas et des voies privées qui permettent de garder l'impression de vivre dans un univers protégé (Villa Molitor, Villa Mozart, Villa Boileau, Villa Erlanger, Villa George Sand). Des rues nouvelles seront percées, les balcons autorisés avec des jardins d'hiver et, dans un arrondissement en pleine construction, on verra surgir de nouvelles architectures avec Hector GUIMARD, créateur de l'art nouveau, les frères PERRET, MALLET-STEVENS puis LE CORBUSIER. Une ligne de chemin de fer pénètrera jusqu'à Auteuil, venue de la gare Saint-Lazare.

 

  Je mesure à cet instant tout ce que j'ai pu oublier ou laisser dans l'ombre. Je n'avais pas l'ambition de tout raconter mais seulement de vous entraîner dans un voyage dans notre passé, en témoignant ainsi une reconnaissance à ceux qui l'ont marqué et enrichi, en sachant éviter le temps de la nostalgie et en vous traduisant l'attachement que je porte à cette Histoire et la détermination que j'ai de préserver cette ville.

 

Pierre-Christian TAITTINGER
Ancien Ministre
Maire du 16ème Arrondissement