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Le Conseil de Paris a adopté mardi le principe de démolition et de reconstruction du stade Jean Bouin, situé dans le 16ème arrondissement,  qui doit permettre au Stade français, champion de France de rugby en titre, de disposer d'une enceinte de 20.000 places.

La délibération a été adoptée par les élus PS, PCF, une majorité d'élus Verts et le Modem. L'UMP et le Nouveau centre ont voté contre. Le projet coûtera 86 millions d'euros à la ville de Paris, qui le financera seul.

Selon Pascal Cherki (PS), adjoint au maire chargé des sports, les travaux de Jean Bouin ne commenceront pas avant l'aménagement de l'hippodrome d'Auteuil.

Auteuil va accueillir plusieurs équipements sportifs, dont une piste d'athlétisme utilisée par 2.700 scolaires et un terrain de hockey sur gazon, supprimés à Jean Bouin, selon une autre délibération adoptée par le conseil de Paris.

Les travaux à l'hippodrome coûteront 24 millions d'euros, dont 10 millions pour les aménagements paysagers.

La fin des travaux à Auteuil et le début de ceux de Jean Bouin doivent intervenir "mi-2010", a indiqué à la presse M. Cherki.

La capacité actuelle du stade Jean Bouin pour le rugby est de 10.475 places, dont un peu moins de 8.000 assises.

Le projet de reconstruction prévoit un parking souterrain de 500 places, une "maison du rugby" et des "locaux d'activités économiques" rapportant entre 2 et 3 millions d'euros par an à la ville, selon M. Cherki. La durée d'amortissement prévue est de "25 à 35 ans".

Au cours des débats, M. Cherki a assuré "qu'il n'y aura pas de concerts".

"Il faut faire un stade décent", a déclaré Jean Wuillermoz (PCF).

Claude Goasguen (UMP) s'est au contraire vivement opposé. "On va dépenser 100 millions au détriment des sportifs, scolaires, universitaires pour 10 matches par an", a-t-il dit, les grandes rencontres du Stade Français ayant lieu au Stade de France.

"Faudra-t-il qu'on donne des enclaves de plus en plus nombreuses au sport spectacle au détriment du bois de Boulogne, qu'on morcelle par disciplines sportives?", s'est-il interrogé.

Dans un communiqué, le collectif pour la défense du stade Jean Bouin a estimé que "l'implication personnelle du maire de Paris Bertrand Delanoë pendant une période de marchandages préélectoraux a été déterminante".

Paris16.org s'associe aux habitants de l'arrondissement qui dénoncent ce projet coûteux et contestable alors que des projets alternatifs, moins coûteux et plus respectueux du cadre de vie et de l'environnement étaient proposés.
(source : AFP)
Le projet d'extension de Roland-Garros défendu par Bernard Laporte reflète "l'intérêt exclusif" du secrétaire d'Etat aux Sports pour "le sport spectacle", a estimé vendredi Claude Goasguen, député et UMP du XVIème arrondissement de Paris.


M. Laporte a estimé jeudi en visitant le stade Georges-Hébert, site du XVIème arrondissement de Paris choisi pour le projet, que cette extension était "une nécessité".

"Ces propos traduisent une méconnaissance des dossiers assez inquiétante (...). L'intérêt exclusif que porte le secrétaire d'Etat au sport spectacle ne doit pas l'empêcher de prendre en considération la défense du sport de proximité qui doit rester sa préoccupation première", a déclaré Claude Goasguen.

M. Goasguen a estimé qu'il "existe (pour l'extension de Roland-Garros) d'autres solutions épargnant le stade Hébert", qui accueille selon lui notamment des scolaires "de tout l'ouest" parisien.


Il a assuré que lui et les autres élus UMP du XVIème "restaient à sa disposition (celle de M. Laporte) pour discuter et envisager d'autres solutions". Le projet consiste en la construction d'un stade de 15.000 places à toit rétractable et de deux autres courts de 1.500 et 1.000 places sur un emplacement situé à environ 500 mètres de l'actuel stade Roland-Garros.

(source: AFP)