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La rédac de Paris16.org a répondu présent à l'invitation de l'Aquarium du Trocadéro.

L'Aquarium du Trocadéro a rouvert ses portes au public le 22 mai 2006, après d'importants travaux de rénovation, reconstruction et mise aux normes engagés grâce à un bail de 30 ans consenti par la Ville de Paris à l’exploitant retenu, la SCAT (groupe Morita).

Conçu en 1878 pour l'Exposition Universelle cet aquarium était à l'époque le plus grand d'Europe. Il a été fermé en 1985 pour cause de vétusté.

Logée dans une ancienne carrière de la colline de Chaillot, face à la Tour Eiffel, la partie architecturale émergente de l’Aquarium est conçue pour s’intégrer au site en se fondant au paysage des jardins du Trocadéro.

Vous pouvez y découvrir 15.000 poissons de 500 espèces différentes dont des murènes, hippocampes, poissons-clowns, rascasses, mérous, poissons-pierres, mais aussi des espèces spectaculaires comme les requins et les raies. Les poissons sont répartis dans 43 bassins, dont le plus grand fait 33 mètres de long sur 10 mètres de profondeur. Le remplissage des bassins a nécessité 4 millions de litres d’eau. L'accès par un tunnel immergé simule une promenade sous la mer. Un espace à l'entrée de l'aquarium est réservé à la faune d'eau douce d'Ile-de-France. Le reste des bassins est consacré aux poissons des mers froides et chaudes.



En plus de l'aquarium, dans un ensemble de 3 salles de cinéma (CinéAqua) vous pouvez assister à des projections de films dans une ambiance sous-marine. Ces salles peuvent aussi servir à des avant-premières, concerts et défilés de mode… Un restaurant japonais et un bar complètent l’ensemble.



Les bassins ont été mis en eau et les premiers poissons sont arrivés. Après trois ans de chantier et près 40 millions d’euros de travaux, CinéAqua accueillera ses premiers clients fin mars. Il avait été fermé en 1985 pour cause de vétusté, l’ancienne carrière logée dans les sous-sols de la colline de Chaillot accueillera à nouveau des visiteurs qui pourront y admirer plus de 10 000 poissons de cinq cents espèces différentes. Entre autres, des mérous, des poissons clowns, des hippocampes, des demoiselles et des coraux. Ces animaux sont nés en captivité pour plus de la moitié et peupleront 43 bassins, dont un très grand de 33 mètres de long et 10 mètres de profondeur ; on pourra y voir des murènes, des raies, et une vingtaine de requins.

Parcours sur toutes les mers du monde

Le public partira de la source de la Seine jusqu’à son estuaire longera les côtes métropolitaines et parcourra tous les océans du monde en traversant les territoires français d’outre mer : Guyane, Polynésie, Clipperton... projet réalisé par le biologiste Pascal Coutand.
Le site aura 13 500 m² dont un tiers accessible au public et ne sera pas seulement dédié aux poissons. Les bassins serviront de décor, ils plongeront les visiteurs dans un univers différent. Mathieu Granet, responsable financier de la Société de construction de l’aquarium du Trocadéro (SCAT) nous précise qu’est prévue l’organisation d’évènements, de concerts, d’avant-premières de cinéma, des défilés de mode.
L’architecte du projet Christian Marina a travaillé sur un projet en ayant comme exemple le Musée Guggenheim avec le même système de pentes en escargot. Ici on descendra à 18 mètres de profondeur puis on remontera. Le parcours tout en courbes va serpenter au milieu des bassins et sera émaillé d’éléments audiovisuels.

Un merveilleux aquarium

Il y aura trois salles de cinéma (220 places assises) qui projetteront des vidéos aquatiques, des courts-métrages, des documentaires. L’Aquarium abritera également des studios d’enregistrement, trois pour le son, trois pour la création vidéo, qui seront organisés par les équipes de CinéAqua ou loués. Un Aquarium spectacle près duquel évolueront des robots en forme de poissons au milieu de 500 carangues sera accompagné d’une scène de concert, d’un plateau télé et d’une régie.
Beaucoup de surprises seront découvertes au cours de cette promenade : notamment l’oursin de la biodiversité qui présentera douze aquariums sur différents thèmes, le poisson par exemple avec des rascasses. Une exposition sera également organisée avec le Muséum d’Histoire naturelle et montrera des dents de requins, certaines datant de 40 millions d’années, des fossiles trouvés lorsqu’a été creusée la colline de Chaillot. Un restaurant japonais sera ouvert avec vue sur le bassin spectacle.
Objectif : attirer 800 000 à 1 million de visiteurs par an.

 L'inauguration de l'aquarium du Trocadéro (16e) aurait dû être une grande fête. Prévue samedi et reportée à fin avril (mi-avril pour le restaurant), la réouverture de ce site, après plus de vingt ans de fermeture, est un événement très attendu des Parisiens. Mais plusieurs scandales sont venus entacher ce dossier...

Dernier en date : la Société de construction de l'aquarium du Trocadéro (Scat), qui a édifié et qui exploitera Cinéaqua – c'est son nom –, vient de fixer le tarif d'entrée : 25 euros. Ce qui en fera l'un des aquariums les plus chers au monde. D'une surface totale de 15 000 m2, il n'offre pourtant que moins de 10 000 m2 d'exposition. Le temps de parcours est estimé à environ 1 h 30. « Mais Ciné-aqua intègre des studios d'enregistrement. Ce sont des investissements lourds, qui nous ont obligés à revoir le prix à la hausse », explique Mathieu Granet, directeur financier du site. Le budget total de la Scat se chiffre à 45 millions d'euros. Les objectifs de fréquentation, d'abord estimés à un million de personnes par an, « seront revus à la baisse », poursuit-il. A l'Hôtel de Ville, on s'arrache les cheveux. Pourtant, si ce dossier est avant tout un héritage encombrant de l'époque Tiberi, la municipalité actuelle semble avoir commis elle aussi quelques négligences.

En mai 2004, le tribunal administratif de Paris annulait une délibération du Conseil de Paris de 1999, portant sur la signature du traité de concession entre la Ville et la Scat (constituée par la société Morita-Aquarium BV), dans le cadre d'une délégation de service public. Le tribunal estimait que la procédure était « irrégulière ». Morita avait omis de fournir les comptes sociaux de ses trois dernières années dans son dossier. La majorité de l'époque n'avait rien vu... « Ce dossier est une planche pourrie depuis le début, la Mairie le sait. Elle aurait dû arrêter les travaux à la suite de cette annulation, et relancer une consultation », dénonce aujourd'hui Jean Dachary. Le gérant de Socrate, fabricant d'aquariums à Boulogne-Billancourt (92), a été au coeur du dossier dès le début, en 1988. Candidat aux deux premiers appels d'offres – qui ont été annulés –, il n'avait pas pu se présenter au troisième concours en 1998, en raison de problèmes financiers. Il se rappelle « que Bertrand Delanoë, quand il était dans l'opposition, avait été le premier à dénoncer le concours de 1998 ».

Mais les travaux continuent, et le tribunal administratif rappelle à l'ordre la municipalité en septembre 2005. Il « enjoint la Ville de procéder à la résolution du traité ». Elle décide alors d'abandonner la délégation de service public qui avait cours jusque-là, et de louer le site via un bail emphytéotique de trente ans à la Scat. « Une gestion exclusivement privée évitera à la collectivité d'avoir à supporter les risques et aléas du financement d'un équipement nouveau », justifie la délibération. « Mais la Mairie se privait du coup de tout moyen de pression sur la Scat », analyse Jean Dachary.

Mickaël Bosredon

©2006 20 minutes